Faits frais pour consommateurs

Fruits et légumes locaux

Les Canadiens adorent leurs fruits et légumes. Ils consomment plus de 50 milliards de portions de fruits et légumes frais chaque année. Jouissant d’un des approvisionnements alimentaires les plus sécuritaires dans le monde et d’une grande variété de fruits et de légumes à l’année longue, les consommateurs canadiens ont le privilège d’avoir accès à une multitude de fruits et de légumes frais, sains et nutritifs provenant de diverses régions géographiques. Malgré l’intérêt suscité par les nouvelles variétés exotiques, excitantes et délicieuses de fruits et de légumes, et malgré l’intérêt généralisé des Canadiens pour des variétés plus traditionnelles à l’année longue, on constate une augmentation de l’intérêt et du désir des consommateurs pour les produits cultivés localement. Cet intérêt a été tempéré par une interprétation divergente de ce que signifie le terme local, ainsi que par une compréhension erronée de la façon dont le consommateur final pourrait tirer profit de l’achat et de la consommation de produits locaux.

Ce feuillet de renseignements Faits Frais pour les consommateurs: Fruits et légumes locaux, aidera à expliquer le terme local, traitera les incohérences qui se rattachent à l’utilisation de ce terme et répondra également à certaines des questions fréquemment posées sur les fruits et légumes locaux.

Que signifie le terme local?

Toute indication sur les étiquettes et les publicités d’aliments vendus au Canada doit être conforme à la Loi sur les aliments et drogues et à la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, laquelle interdit la communication de renseignements faux et trompeurs.  Pour garantir la conformité des indications, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a établi une politique d’interprétation sur les produits locaux.

Dans l'ancienne politique, l'ACIA interprétait les termes « local », « cultivé localement » et autres termes similaires comme signifiants :

  • que l'aliment avait été fabriqué dans un rayon de 50 km de l'endroit où il était vendu; ou
  • que l'aliment provenait de la collectivité locale (p. ex. municipalité) où il était vendu ou d'une collectivité locale adjacente.

l'ACIA reconnaît que l'ancienne approche est désuète, qu'elle ne témoigne pas des pratiques courantes de fabrication des aliments et qu'elle ne permet pas de répondre aux besoins et aux attentes des consommateurs.

Il est important de souligner que les allégations telles que « produit local » sont volontaires. On encourage l'industrie à ajouter des qualificatifs (p. ex. om de la ville) de manière à fournir davantage de renseignements aux consommateurs.  Il incombe à la partie réglementée de respecter les lois et les règlements applicables.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a entrepris une initiative de modernisation de son approche à l'égard de l'étiquetage des aliments. L'ACIA, en consultation avec les consommateurs, l'industrie et les parties intéressées, réalisera un examen des règlements, des lignes directrices et des politiques sur l'étiquetage des aliments, notamment sur l'utilisation du terme « local ».

Pour le moment, l'ACIA a adopté une politique provisoire qui permet l'utilisation du terme « local » pour :

  • les aliments produits dans la province ou le territoire où ils sont vendus; ou
  • les aliments vendus dans d'autres provinces ou territoires dans un rayon de 50 km de la province ou du territoire d'origine.

Il s'agit d'une politique provisoire qui entre en vigueur immédiatement et le demeurera jusqu'à ce que l'ACIA termine son examen de l'étiquetage.

En plus:  http://www.inspection.gc.ca/aliments/etiquetage/autres-d-etiquetage/allegations-et-les-enonces/allegations-sur-les-aliments-terme-local-/fra/1368135927256/1368136146333

Interprétation divergente dans l’usage quotidien

Indépendamment de la définition existante donnée par le gouvernement, le sens attribué au terme local n’est pas toujours constant. Le terme local pourrait être utilisé pour décrire les fruits et légumes frais des différentes façons suivantes, Le terme local pourrait être utilisé pour décrire les fruits et légumes frais des différentes façons suivantes, mais, comme c’est le cas dans les exemples 2 et 3 ci-dessous, ne fera peut-être pas partie des indications actuellement acceptables, selon la définition de l’ACIA (ci-dessus) :

  1. Le terme « local » pourrait indiquer que la marchandise provient d’un endroit situé dans un rayon donné de l’endroit où elle est vendue (p. ex., un rayon de 50 km, un rayon de 100 milles).
  2. Le terme « local » pourrait indiquer que la marchandise provient d’une région précise de production, et est vendue dans cette même région (p. ex., la péninsule du Niagara, la vallée de l’Annapolis, la région de l’Okanagan).
  3. Le terme « local » pourrait indiquer que la marchandise provient de la même province (p. ex., n’importe où en Ontario) ou du même pays (p. ex., n’importe où au Canada) que son point de vente.

Ces différentes interprétations sont utilisées régulièrement et de façon interchangeable. Les consommateurs pourraient donc avoir de la difficulté à savoir quels produits sont réellement locaux. Par exemple, dans une des nombreuses collectivités près de la frontière Canada/États-Unis, une personne pourrait considérer un produit cultivé dans un état américain près de la frontière comme étant local (distance/région), alors qu’une autre personne dirait le contraire puisque le produit provient d’un différent pays ou d’une différente province.

Pourquoi certains fruits et légumes ne sont pas locaux?

Comme mentionné ci-dessus, la population du pays consomme plus de 50 milliards de portions de fruits et légumes frais par année. La variété, la qualité, le prix et l’accès sont des facteurs importants, et la production canadienne locale, même si elle représente une grosse partie du marché intérieur, ne peut répondre à elle seule à la demande. Les Canadiens ont le privilège de déguster plus de 400 différents types de fruits et de légumes frais provenant de plus de 150 pays tout au long de l’année. Nous exportons également des fruits et légumes frais cultivés au Canada dans le monde entier.

  1. Approvisionnement limité par les conditions climatiques et météorologiques

Au Canada, l’approvisionnement en fruits et en légumes frais est limité par une courte saison de végétation et des conditions météorologiques imprévisibles. Certaines variétés ne peuvent tout simplement pas être cultivées ici.

  1. Les Canadiens exigent de la variété, une qualité supérieure, des prix abordables… à l’année longue

Les Canadiens s’attendent maintenant à trouver la même variété de fruits et légumes frais abordables et de qualité à l’année longue dans les supermarchés et les épiceries, peu importe la saison où les conditions météorologiques au Canada. Un accès au marché international signifie que les Canadiens ont l’occasion d’essayer de nouvelles variétés tropicales excitantes et exotiques qui proviennent de partout dans le monde. Cela signifie également que les consommateurs ont à leur portée différentes variétés qui reflètent divers contextes culturels et ethniques.

Quels facteurs devraient être pris en compte lorsque l’on décide d’acheter des produits locaux ?
Comme c’est le cas pour chaque industrie, la décision d’acheter des produits locaux est personnelle et pourrait découler d’idées philosophiques fondées sur l’économie des valeurs ou le désir d’appuyer la viabilité des collectivités locales. Lorsque c’est la saison des variétés locales, les consommateurs ont l’occasion d’acheter ces fruits et ces légumes le plus près possible du lieu où ils ont été récoltés, assurant ainsi leur fraîcheur et leur goût, tout en appuyant des entreprises locales. Les consommateurs devraient veiller à ce que peu importe la provenance de leurs produits, local ou autre, ils achètent des fruits et des légumes frais cultivés selon les normes de salubrité des aliments.

Quels facteurs ne devraient pas être pris en compte lors de la prise de cette décision ?
Malgré les médias, la décision d’acheter des produits locaux ne devrait pas être motivée par des préoccupations en matière de salubrité des aliments et de durabilité.

  • On ne devrait pas associer la désignation « locale » ou la décision d’acheter des produits locaux à des pratiques plus sécuritaires. Peu importe la provenance du produit, une réglementation sévère assure que les fruits et légumes frais vendus au Canada, qu’ils soient locaux, de production intérieure ou importés, sont à la fois sécuritaires et nutritifs et devraient continuer de faire partie d’un régime sain et équilibré, comme le recommande le Guide alimentaire canadien.
  • Le terme « local » ne devrait pas être confondu avec une plus grande durabilité, ou une plus grande valeur écologique. La question de l’empreinte écologique est complexe et comporte de nombreux facteurs. La distance totale parcourue jusqu’au point de vente n’est pas le seul facteur qui contribue à déterminer l’empreinte écologique – les méthodes de production et les techniques d’entreposage produisent également des émissions qui devraient être prises en compte. On ne peut isoler un facteur unique lorsque l’on évalue l’empreinte écologique.

 

À l’épicerie ou au marché, comment les consommateurs peuvent-ils savoir d’où le produit provient réellement?
Lorsqu’ils achètent des fruits et des légumes frais, les consommateurs qui se trouvent au point d’achat et qui sont incertains de ce que signifie le terme local devraient demander au personnel ou à un commis de leur préciser l’origine des produits. En ce qui concerne les fruits et légumes frais importés, les renseignements sur le pays d’origine sont obligatoires et doivent être fournis en magasin, sur l’emballage ou dans la description des produits en vrac; les indications de produits canadiens s’emploient pour des produits fabriqués au Canada.

Quels autres facteurs devrait‑on garder en tête ?
Peu importe la provenance géographique des fruits et légumes frais, ce qui est important à retenir c’est que la Société canadienne du cancer, la Fondation des maladies du cœur du Canada et le Guide alimentaire canadien recommandent de consommer le nombre suggéré de portions de fruits et de légumes chaque jour pour une meilleure santé. Pour obtenir plus de renseignements, de conseils et des recettes, visitez  http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/food-guide-aliment/basics-base/quantit-fra.php  , www.acdfl.ca ou www.halfyourplate.ca

Irradiation

L’irradiation est une technique visant à assurer la salubrité et la conservation des aliments qui s'apparente à la pasteurisation. Tandis que la pasteurisation fait appel à la chaleur pour tuer les microorganismes, l’irradiation utilise une forme d’énergie appelée « rayonnement ionisant ». Le procédé consiste à exposer à des rayons gamma, des rayons X ou les faisceaux d'électrons, pendant une durée donnée, des aliments en vrac ou emballés. Les effets de l’irradiation sur les aliments, sur les animaux et sur les personnes qui consomment ces aliments irradiés ont fait l’objet d’études approfondies. Ces études ont permis de conclure que l’irradiation est un procédé sûr et efficace qui permet de détruire les causes de certaines maladies d’origine alimentaire.

Pourquoi l’irradiation est-elle une technique importante ?

L’irradiation des aliments offre plusieurs avantages :

  • L’irradiation réduit les risques de maladies liées aux aliments en diminuant le niveau de bactéries et parasites qui contaminent les aliments et qui causent des intoxications alimentaires;
  • Elle augmente la durée de conservation des aliments en ralentissant le mûrissement de certains fruits ou la germination de certains légumes; et
  • Elle constitue un traitement efficace après la récolte des dommages en détruisant les bactéries, les moisissures et les levures qui causent la détérioration des aliments, et lutte contre les insectes et l'infestation par des parasites.

Les effets de l'irradiation sur les aliments ont été étudiés plus que pour toute autre technologie alimentaire. L’irradiation occasionne très peu de changements chimiques dans les aliments et n’affecte pas leur valeur nutritive. Des recherches et des essais approfondis ont révélé que les aliments irradiés sont sains et sans danger pour la santé.

Bien que l'irradiation détruise la plupart des microorganismes, elle ne stérilise pas nécessairement les aliments. Il convient de prendre les précautions habituelles comme pour tous les autres aliments, comme de les réfrigérer, de les manipuler et de les cuire de façon adéquate.

Ce qu’il vous faut savoir

Les aliments dont l’irradiation a été approuvée sont les seuls à pouvoir être vendus au Canada. La liste actuelle comprend les oignons, le blé, la farine, la farine à blé entier, les épices entières et moulues, et les mélanges d’assaisonnement déshydratés

La Direction générale des produits de santé et des aliments de Santé Canada est responsable de la réglementation spécifiant les aliments pouvant être irradiés ainsi que les niveaux d’irradiation permis. Pour obtenir la liste complète des aliments pouvant être irradiés, communiquez avec Santé Canada

Selon la réglementation canadienne, tous les aliments emballés qui ont été irradiés doivent porter sur leur étiquette le symbole international de l’irradiation et un énoncé indiquant que le produit a été irradié. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est responsable de l’application des règlements en matière d’étiquetage des aliments irradiés.

Personnes-ressources à l’ACDFL et sources d’information

Pour obtenir plus amples renseignements, veuillez communiquer avec CPMA, à question@cpma.ca, ou veuillez consulter les sources suivantes :

Pesticides

En tant que Canadiens, nous sommes de plus en plus soucieux de notre santé et faisons attention à notre régime alimentaire, à notre niveau d’activité physique et à tout ce que recommande la médecine préventive. La sensibilisation grandissante de la population aux propriétés nutritives des fruits et des légumes a contribué à une rapide augmentation de la consommation de ces produits frais.

Les reportages dans les médias sur les résidus de pesticides dans les aliments font naître un climat de peur et d’incertitude, mais les bienfaits pour la santé d’une consommation accrue de fruits et de légumes l’emportent sur le risque potentiel d’ingestion de ces résidus.

Les pesticides jouent un rôle essentiel dans la protection de nos aliments et de nos cultures contre les mauvaises herbes envahissantes, les insectes et les maladies.  L’autorisation de la mise sur le marché d’un pesticide est toujours précédée d’un examen rigoureux effectué par le gouvernement fédéral. Ce dernier supervise l’utilisation des pesticides au moyen de programmes d'évaluation qui incluent l’analyse des résidus chimiques.

Santé Canada est chargé, en vertu de la Loi sur les aliments et drogues, de veiller à ce que tous les aliments destinés à la consommation humaine soient comestibles, sains, propres et non altérés. En ce qui concerne les pesticides, le Ministère a pour fonction, entre autres, de déterminer la quantité maximale de résidus que peut éventuellement contenir un aliment sans pour autant être dangereux pour le consommateur

Avant de mettre un produit antiparasitaire sur le marché canadien, les fabricants de pesticides doivent le soumettre à un ensemble d’épreuves visant à déterminer la nature et l’intensité des risques pour la santé. Par ailleurs, des données scientifiques relatives à l’incidence sur l’environnement d’un pesticide sont exigées dans le cadre du processus d’homologation au pays.

Des limites de résidus de pesticide sont établies et le processus d’évaluation tient compte de l’exposition pendant toute la vie, ainsi que des habitudes alimentaires des nouveau-nés, des enfants, des femmes enceintes et des personnes âgées. Les données font l’objet d’un examen continu et sont réévaluées lorsque de nouvelles données laissent penser qu’il convient de le faire.

Le processus d’approbation des pesticides employé au Canada est parmi les plus sévères au monde. En effet, il satisfait ou dépasse les normes sanitaires établies par l’Organisation mondiale de la santé.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est responsable de la surveillance et de l’application des règlements en matière de résidus chimiques agricoles et industriels dans les aliments produits au pays ou importés de pays étrangers.

La population du pays peut avoir confiance en la surveillance de l’approvisionnement alimentaire effectuée par le gouvernement et continuer à manger le nombre de portions quotidiennes de fruits et de légumes recommandé par le Guide alimentaire canadien.

Références                                                                                                                                                                      

  • Agence canadienne de l’inspection des aliments – Fruits et légumes frais – Salubrité des aliments –
    Programme d'échantillonnage pour la détection des résidus chimiques dans les fruits et légumes frais http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/frefra/safsal/chemf.shtml
  • Lois et Règlements du Canada. Loi sur les aliments et drogues, L.R.C 1985.
  • Lois et Règlements du Canada. Loi sur les produits antiparasitaires, L.R.C 1985.
  • Ames, B.N., 1989, dans Important Advances in Oncology, V.T. De Vita, S. Hellman, et S. A. Rosenberg, Eds., J.B. Lippincott, Philadelphie, p. 237-245.
  • Ritter, L., Report of a Panel on the Relationship between Public Exposure to Pesticides and Cancer, dans CANCER, 15 novembre 1997, vol. 80, no 10, p. 2019-2033.
Enrobages protecteurs

Les fruits et les légumes frais sont enrobés de produits comestibles ou de cire pendant leur conditionnement  après la récolte afin d’en préserver la fraîcheur. L’usage d’enrobages protecteurs date du 12e siècle, en Chine. Toutefois, ce n’est qu'en 1922 qu’on a commencé à appliquer de la cire sur les fruits et les légumes et que l'usage commercial d'enrobages comestibles s'est répandu.

Les fruits et les légumes frais suivants sont parfois recouverts d'un enrobage protecteur :

Pommes Fruits de la passion Oranges Aubergines
Oranges Avocats Panais Cerises
Litchis Citrouilles Pamplemousses Pêches
Rutabagas Citrons Poires Courges
Limes Ananas Patates Melons
Poivrons Tomates Nectarines Concombres grande culture

Pourquoi est-il important d'appliquer des enrobages protecteurs ?

Pendant la croissance des fruits et des légumes se forme sur leur surface une membrane naturelle, la
« cuticule », un genre de couche cireuse. Après la récolte, les produits sont transportés à une station d'emballage où ils sont le plus souvent lavés, ce qui entraîne l'élimination de la cuticule. C’est donc pour la remplacer qu’on applique un enrobage protecteur sur les fruits et les légumes.

Les enrobages protecteurs comestibles ralentissent la déshydratation et la pourriture des fruits et des légumes; ils permettent d’en conserver l'humidité et d'accroître leur durée de conservation. De plus, ils donnent aux produits un lustre attrayant.

Ce qu’il vous faut savoir

Il existe plusieurs types d’enrobages protecteurs qu’on peut utiliser pour les fruits et légumes frais. Toutefois, ces produits ne peuvent être utilisés au Canada à moins d’être conformes aux règlements en vigueur.

Les cires utilisées comme enrobages protecteurs sont non digestibles, et passent dans le système de digestion sans être décomposées ou absorbées. Si l’on choisit de ne pas manger de produits recouverts d’enrobages protecteurs, même s’ils ne présentent aucun danger pour la santé, on trouvera des produits non enrobés dans les marchés publics, ou on peut peler les fruits et les légumes. La cire n’est pas soluble dans l’eau, et ne s’enlèvera pas au lavage. La cire sur la surface de produits peut blanchir si ceux-ci sont exposés à une trop grande chaleur ou humidité. Cela a une incidence sur l’apparence des fruits et des légumes, mais sans avoir d’incidence sur la qualité ou la salubrité de l’aliment.

Les allergènes alimentaires prioritaires sont pris en considération quand il s’agit d’utiliser des enrobages protecteurs. Le 16 février 2011, des modifications au Règlement sur les aliments et les drogues prescrivant des exigences supplémentaires en termes d’étiquetage (pour les allergènes, les sources de gluten et les sulfites) ont été publiées dans la Gazette du Canada, Partie II. La nouvelle réglementation sur l’étiquetage et les allergènes est entrée en vigueur le 4 août 2012.

Les modifications réglementaires visent une amélioration de l’étiquetage des produits préemballés. Ils imposent la déclaration des sources des allergènes alimentaires* courants et du gluten* quand ils sont présents dans un produit préemballé. De plus, ils imposent la déclaration des sulfites ajoutés si la quantité présente dans un produit préemballé est supérieure ou égale à 10 parties par million (p.p.m.) (Toutes les anciennes exigences quant à l’indication de sulfites à titre de constituants devant être déclarés demeurent en vigueur. Ces déclarations devront apparaître sur l’étiquette du produit :

  • utilisation des termes tels que prescrits dans la nouvelle réglementation
  • soit dans la liste des ingrédients, soit à la fin de la liste des ingrédients dans un énoncé qui commence par le mot « Contient »

De plus, les noms courants des amidons, des amidons modifiés, des protéines végétales hydrolysées et de la lécithine doivent être modifiés de manière à fournir des renseignements sur la source dont ces ingrédients sont tirés (amidon de blé, par exemple).

* Au Canada, les dix (10) allergènes alimentaires prioritaires sont les arachides, les noix (inclues amandes, noix du Brésil, noix de cajou, noisettes, noix de macadamia, pacanes, pignons, pistaches ou noix de Grenoble), les graines de sésame, le lait, les œufs, le poisson (y compris les crustacés et les mollusques), le soya, le blé, les graines de moutarde et les sulfites.

** Les sources de gluten devront faire l'objet d'une déclaration lorsqu'un aliment contient une protéine de gluten, une protéine de gluten modifiée ou des fractions protéiques issues de l'orge, de l'avoine, du seigle, du triticale ou du blé (ou d'une lignée hybride de l'une ou l'autre de ces céréales).

Sources d’information

Un outil pour réduire les risques d’allergènes non déclarés dans les produits alimentaires

http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/invenq/inform/touallf.shtml

Allergènes non déclarés et acceptabilité des enrobages protecteurs appliqués après la récolte

http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/frefra/safsal/nonallergenf.shtml

Étiquetage des aliments de Sante Canada

http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/label-etiquet/allergen/index-fra.php

Nouvelle réglementation applicable à l'étiquetage en ce qui concerne les sources d'allergènes alimentaires et de gluten et les sulfites (Modification du Règlement sur les aliments et drogues)

http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/labeti/allerg/20110216indf.shtml

Règlement modifiant le Règlement sur les aliments et drogues (1220 — étiquetage amélioré des sources d’allergènes alimentaires et de gluten et des sulfites ajoutés)

Biotechnologie

« Biotechnologie » s'entend de l'application des sciences et de l'ingénierie à l'utilisation directe ou indirecte d'organismes vivants ou de leurs parties ou produits, sous leurs formes naturelles ou modifiées. Ce terme est très vaste et englobe l'utilisation de la sélection par des méthodes traditionnelles ou classiques, ainsi que des techniques plus modernes, comme le génie génétique.* La biotechnologie, particulièrement les produits qui ont été modifiés génétiquement (appelés « organismes génétiquement  modifiés », ou « OGM ») présente divers avantages, mais suscite également certaines préoccupations  et  permet de créer de nouveaux produits alimentaires à l'aide de divers outils et de diverses techniques scientifiques. **  La biotechnologie alimentaire est en mesure de résoudre les problèmes de la faim et de la malnutrition, d’améliorer le rendement des cultures et de réduire l’utilisation des produits chimiques.

Voici certains des avantages de la biotechnologie alimentaire :

  • Le rendement accru des cultures, par l'introduction des caractères nouveaux, y compris la tolérance aux herbicides et la résistance aux parasites et aux maladies
  • Prolongation de la durée de conservation des aliments [i]
  • D'autres avantages peuvent inclure: des aliments exempts d'allergènes, des fruits et des légumes d'une valeur nutritive augmentée et au goût amélioré, tolérance au froid où les plantes sont produites pour tolérer des températures froides et résister à une situation de gel inattendue qui pourrait détruire les jeune plantes , une résistance aux environnements difficiles (une résistance à la sécheresse et au sel, par exemple) et bien plus encore, selon les avancées technologiques.

De façon générale, la biotechnologie vise à améliorer la qualité et la quantité des approvisionnements d’aliments.

  • Pour avoir une perspective des agriculteurs canadiens sur la valeur de l’utilisation des techniques modernes, y compris la biotechnologie, visitez le site de License to Farm (en anglais seulement) à l’adresse http://licensetofarm.com /
  • Un rapport récent de la National Academies of Science, Engineering and Medicine intitulé Genetically Engineered Crops: Experiences and Prospects (2016) (http://nas-sites.org/ge-crops/2016/05/17/report/) (en anglais seulement) a abouti à la conclusion qu’il existe un large consensus scientifique selon lequel les caractéristiques actuelles des cultures GM (OGM) ne constituent pas une menace pour la santé humaine ou l’environnement (http://nas-sites.org/ge-crops/2016/05/16/findings-and-recommendations/) (en anglais seulement)

Ce qu’il vous faut savoir

Au Canada, Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) veillent conjointement à assurer l'innocuité des aliments nouveaux créés au moyen de la biotechnologie agricole.

  • Avant qu'un produit soit approuvé au Canada, Santé Canada et l’ACIA doivent tous deux déterminer son innocuité ainsi que les risques potentiels pour la santé des humains, des végétaux et des animaux ainsi que pour l'environnement. L’organisme qui demande l’approbation doit amasser les données à soumettre à l’équipe d’experts du gouvernement, qui tient aussi compte d’autres renseignements pertinents, comme des publications examinées par des pairs. Les évaluations sont traitées une à une, et seuls sont approuvés les produits jugés aussi sécuritaires et nutritifs que leurs pendants traditionnels. Pour visualiser la liste des aliments nouveaux approuvés, cliquez sur le lien suivant : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/gmf-agm/appro/index_f.html.
  • Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) se partagent la responsabilité de l’étiquetage. L’étiquetage obligatoire des aliments, y compris les aliments obtenus à partir de la biotechnologie, pourrait être exigé pour souligner un changement important dans la composition ou la valeur nutritive ou pour éloigner des préoccupations liées à la santé ou à la salubrité, comme l’introduction d’un allergène. L’étiquetage volontaire est permis pour fournir aux consommateurs de l’information qui n’est pas associée à la salubrité du produit.

Personne-ressource à l’ACDFL et sources d’information Pour obtenir plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l'ACDFL, à question@cpma.ca, ou veuillez consulter les sources suivantes.

[i] Uzogara SG. (2000). The impact of genetic modification of human foods in the 21st century: A review. Biotechnology Advances. 18:179-206.

L’agriculture biologique

Pourquoi l’agriculture biologique est-elle importante ?
L’Office des normes générales du Canada, en collaboration avec le secteur des produits biologiques élaboré une norme nationale pour les systèmes de production biologiques. La norme canadienne sur l’agriculture biologique définit les processus de production approuvés et les substances permises dans le secteur de la production biologique au Canada. Ces normes sont désignées dans le Règlement sur les produits biologiques 2009 (RPB2009) et sont disponibles à l'adresse suivante :

http://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/ongc-cgsb/programme-program/normes-standards/internet/bio-org/principes-principles-fra.html

Une norme nationale sur l’agriculture biologique fournit un cadre précis utile aux producteurs biologiques pour la culture et la mise en marché de leurs produits. En effet, les méthodologies claires et précises réduisent la confusion et accroissent la crédibilité des systèmes de production biologiques à l’échelle nationale.

Le 30 juin 2009, le Règlement sur les produits biologiques est entré en vigueur.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), l’organisme chargé d’assurer la salubrité de l’approvisionnement alimentaire du pays, applique les règlements qui ont une incidence sur les aliments produits au Canada ou importés. Le bureau de l’agriculture biologique, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, est responsable de l'administration et de  l’application de la réglementation encadrant l’agriculture biologique.

Le Règlement sur les produits biologiques 2009 offre un système qui permet à l’Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) de réglementer la certification et la promotion de produits biologiques, à la fois importés et produits au pays, en établissant des critères spécifiques pour que ces produits soient étiquetés comme produits biologiques ou pour qu'ils puissent porter le logo biologique. Les provinces qui ont leur propre réglementation sur les fruits et les légumes biologiques ont souvent des exigences particulières en matière d’étiquetage qui s’ajoutent à celles de l’ACIA ou ont préséance sur elles.
Conformément aux dispositions du Régime, des organismes de certification sont agréés sur recommandation des organismes de vérification de la conformité autorisés par l'ACIA. Les organismes de vérification sont chargés de vérifier l’application la norme biologique de Canada.

Un cadre réglementaire efficace qui soutient la production de produits biologiques permet aux  agriculteurs, aux grossistes et aux détaillants d’offrir aux consommateurs des fruits et des légumes frais certifiés biologiques, sans compter qu’il accroît la crédibilité, réduit la confusion et crée de nouveaux débouchés.

Ce qu’il vous faut savoir
Les fruits et les légumes biologiques sont nourrissants et sains, comme le sont d'ailleurs les produits cultivés selon des méthodes traditionnelles. Néanmoins, les uns et les autres doivent satisfaire à toutes les exigences des lois canadiennes en matière de salubrité des aliments et de nutrition, qu’ils soient produits au pays ou qu’il soient importés.

Peu de gens savent que des engrais et des pesticides peuvent être utilisés dans le cadre de méthodes de production biologiques. En effet, des pesticides botaniques approuvés et enregistrés, tels que le pyrèthre, peuvent être mis à contribution dans les systèmes de production biologiques. Le pyrèthre est un insecticide tiré d’une fleur : le chrysanthème. Quant aux engrais (auxquels on fait généralement référence en parlant d’amendements du sol), il en existe un certain nombre, dont le fumier de compost biologique, les amino-acides non synthétiques ou le sulfate de calcium.

 

Les médias ont beaucoup parlé du goût et de la valeur nutritive des produits biologiques par rapport à ceux des produits conventionnels. Certaines études constatent des différences dans les propriétés organoleptiques (goût, texture, acceptabilité, etc.) des produits biologiques tandis que d’autres n’en trouvent pas. La perception et le goût dépendent de chacun.

 

Comme dans la cas du goût, de nombreux facteurs ont une incidence sur la teneur en éléments nutritifs des fruits et des légumes. En effet, la teneur en éléments nutritifs peut varier en fonction de la variété des plantes, des conditions de croissance, de la distribution après la récolte, de l’entreposage et des méthodes de préparation.

 

De vastes études menées ont conclu que l’on ne dispose pas de données suffisantes pour soutenir la thèse selon laquelle les aliments biologiques sont plus nutritifs que les aliments produits de manière conventionnelle. C’est pourquoi il faudrait effectuer d’autres études comparatives qui tiendraient compte de la multitude de variables pouvant avoir une incidence sur la teneur en éléments nutritifs des fruits et des légumes conventionnels et biologiques. En définitive, ce n’est pas la composition de chacun des aliments qui est importante pour la santé,

mais bien la teneur en éléments nutritifs de l’ensemble du régime alimentaire et la variété d’aliments consommés.

 

Enfin, l’augmentation de la consommation de fruits et de légumes frais, qu’ils soient produits de manière biologique ou conventionnelle, est le facteur le plus important pour la santé d’un individu.

Personne-ressource à l’ACDFL et sources d’information

Pour obtenir plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Sally Blackman, à sblackman@cpma.ca, ou veuillez utiliser les ressources suivantes :

  • BOURN, D. et J. PRESCOTT. A comparison of the nutritional value, sensory qualities, and food safety of organically and conventionally produced foods, Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 2002, vol. 42, no 1, p. 1-34.
  • CODEX Alimentarius. Production, processing, labelling and marketing of organically produced foods, http://www.codexalimentarius.net/web/standard_list.do?lang=fr
  • NEWSOME, R. Organically grown foods: A scientific status summary by the institute of food technologists expert panel on food safety and nutrition, Food technology, 1990,  vol. 44, no 12, p. 123.
  • SALUNKHE, D.K., H.R. BOLIN et N.R. REDDY. Storage, processing and nutritional quality of fruits and vegetables, 2e édition, Boston, CRC Press, 1991, vol. 1.

WILLIAMS, C.M. Nutritional quality of organic food: shades of grey or shades of green?, Proceedings of the Nutrition Society, 2002, vol. 61, p. 19-24.

Salubrité des aliments

La population du pays a la chance d’avoir un des approvisionnements alimentaires les plus sécuritaires du monde et de bénéficier d’une grande diversité de fruits et de légumes pendant toute l’année.

La salubrité représente une préoccupation importante dans tout le secteur de la production d’aliments, y compris dans le domaine des fruits et légumes frais, et la population s’intéresse à cet enjeu. La salubrité des aliments est une responsabilité partagée du gouvernement, du secteur et des consommateurs.

Gouvernement

  • Santé Canada établit les politiques et les normes en matière de salubrité et de qualité nutritionnelle de tous les aliments vendus au Canada.
  • L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) vérifie que le secteur respecte les exigences fédérales en matière de salubrité des aliments et de réglementation et définit aussi des normes de prévention, et de détection des risques associés à l’approvisionnement alimentaire du Canada. L’ACIA prélève des échantillons d’aliments et les analyse afin de détecter la présence d’éventuels pathogènes ou résidus (y compris les produits chimiques agricoles comme les pesticides). Lorsque les niveaux exposent la population à un risque, des mesures sont prises immédiatement afin de procéder à un rappel ou à une saisie.
  • Santé Canada, l’ACIA et l’Agence de la santé publique du Canada collaborent afin de prévenir les éclosions de maladies d’origine alimentaire ou d’intervenir lorsqu’elles surviennent.

Secteur

  • Le secteur des fruits et des légumes prend la salubrité des aliments très au sérieux; les intervenants ont élaboré des programmes dans ce domaine visant les opérations alimentaires afin de réduire le risque de contamination des produits et d’intoxication alimentaire.
  • Des volets de traçabilité renforcent ces programmes de salubrité des aliments en permettant la détection rapide des sources de contamination, des manipulations non sécuritaires et d’autres facteurs de risque. Les produits concernés peuvent ainsi être rapidement détectés en cas de rappel ou de retrait de produit.

Consommateurs

  • Apprendre à préparer et à manipuler soigneusement les aliments est essentiel si on veut s’assurer que leur consommation est sécuritaire.
  • Pour en savoir davantage sur les quatre leçons simples, NETTOYEZ, SÉPAREZ, CUISEZ, et RÉFRIGÉREZ et sur l’efficacité de ces étapes lorsqu’il s’agit d’empêcher des bactéries nocives de nuire à la santé de votre famille, veuillez consulter la page Web Soyez prudents avec les aliments du Partenariat canadien pour la salubrité des aliments.

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