
Les visites à l’épicerie ne sont-elles pas chaque fois plus stressantes récemment? Aujourd’hui, plus que jamais, je mise sur des stratégies qui me permettent non seulement de tirer le maximum de mon budget d’épicerie et de réduire le gaspillage alimentaire, mais aussi de continuer à remplir la moitié de mon assiette de fruits et légumes.
Dans cet article, je suis heureuse de vous présenter certaines de ces stratégies.
Je vais commencer par un aveu. Je ne découpe pas de coupons, je ne parcours pas les circulaires et je ne fais pas le tour des magasins pour trouver les meilleures aubaines. J’ai essayé, mais je n’arrive pas à en faire une habitude. Toutes les stratégies ne conviennent pas à tous. À mesure que vous lisez mes stratégies préférées, choisissez celles qui vous conviennent et ajustez-les, au besoin.
1. Mangez des produits de saison
Dans la plupart de mes recettes, je commence par des produits frais canadiens de saison. Les fruits et légumes saisonniers coûtent généralement moins cher et ont meilleur goût. Cuisiner en fonction du calendrier permet également de varier naturellement la planification des repas. Pensez à la courge à l’automne et aux légumes verts au printemps. En ce moment, j’ai hâte de déguster notre première croustade à la rhubarbe et les asperges fraîches de la région.
Consultez le Guide saisonnier Visez la moitié pour votre santé pour connaître ce qui est offert chaque saison.
Cela ne signifie pas que j’évite les aliments frais qui ne sont pas de saison. Ça veut simplement dire que j’en achète moins souvent. Je choisis également des fruits et légumes surgelés et en conserve pour aider à garder la moitié de mon assiette remplie de légumes. Cela permet d’économiser de l’argent et de réduire le risque de gaspiller des fruits et légumes frais, puisqu’ils sont plus faciles à conserver. De plus, comme la cueillette et l’emballage ont lieu au sommet de leur fraîcheur, ils sont tout aussi nutritifs que les fruits et légumes frais.
2. N’achetez que ce dont vous avez besoin

L’un des plus grands changements que j’ai effectués ces cinq dernières années, c’est de n’acheter que ce dont j’ai besoin.
Cela semble simple, mais j’ai été surprise de voir à quel point j’achetais par habitude au lieu de tenir compte de mes besoins réels. Par exemple, j’achetais des « produits de base » comme des tomates, des concombres et de la crème sure chaque fois que j’allais faire mes courses. Malheureusement, ces produits ont fini au compost plus souvent que je ne voudrais l’admettre.
Désormais, je prends bien soin de me demander « qu’allons-nous réellement manger cette semaine » lorsque je planifie les repas et que je rédige la liste des courses.
En savoir plus : Comment la planification des repas peut vous aider à économiser
Ce changement de mentalité m’incite également davantage à ignorer les promotions de type « achetez plus et économisez » dans les magasins. Il peut être tentant d’acheter un paquet de trois concombres qui ne coûte que légèrement plus cher qu’un seul concombre. Mais au lieu de calculer mentalement le prix unitaire et de penser à l’occasion que je laisse passer, je pense à ce que j’économise en n’achetant que ce dont j’ai besoin.
Si ça finit au compost, ce n’était pas une bonne affaire.
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3. Gérez votre réfrigérateur, votre garde-manger et votre congélateur comme un pro

Il est important de ranger les aliments au bon endroit. Voici un guide pratique pour la conservation des fruits et légumes frais. Guide d’entreposage Visez la moitié pour votre santé
Voici deux autres stratégies que j’applique pour gérer mes aliments et réduire au maximum le gaspillage :
La méthode du premier entré, premier sorti :
Quand je range mes courses, je place les produits les plus anciens à l’avant pour les utiliser en premier. Je vérifie également les dates de péremption des produits pour savoir ce qu’il faut consommer rapidement.
Mangez-moi d’abord :
Pour que ma famille soit bien tenue au courant, je crée parfois des rappels de type « Mangez-moi en premier ». Il peut s’agir d’un bac rempli d’articles variés ou simplement de notes autocollantes apposées sur des contenants.
Cette idée m’aide également à planifier mes repas en me rappelant d’utiliser d’abord les aliments les plus périssables. Par exemple, comme une tête de romaine se conserve plus longtemps que les concombres, il est plus judicieux de préparer une salade de concombres avant une salade César.
4. Appréciez vos restes et offrez-leur une seconde vie
J’adore les restes. Ils permettent de gagner beaucoup de temps et d’éviter de se demander « qu’est-ce qu’on mange ce soir? ». En fait, je cuisine souvent plus de portions pour congeler celles-ci ou pour commencer à préparer le repas du lendemain. Par exemple, si on mange du poulet rôti, j’en prépare suffisamment pour pouvoir faire le plat préféré de ma famille, la soupe au poulet et au maïs, le jour suivant.
Il n’est pas nécessaire de manger les restes de la même façon encore et encore. Bien souvent, on peut les transformer en quelque chose de tout à fait nouveau. On peut ajouter les légumes cuits à des œufs, à des soupes ou à des bols-repas. Les fruits mûrs peuvent être incorporés dans des smoothies ou des muffins. Les restes peuvent se retrouver dans un sauté, un plat à base d’œufs ou une soupe.
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5. Explorer les applications alimentaires
Récemment, j’ai exploré des applications d’épicerie comme FoodHero (Sobeys Inc.) et Flashfood (Loblaws). Ces applications permettent de ramasser en magasin des paniers alimentaires proposant des rabais importants sur des produits dont la date de péremption approche. J’ai fait de très bonnes affaires, mais il faut pouvoir utiliser ou transformer les aliments immédiatement.

Des abonnements à des services comme OddBunch, qui proposent des produits alimentaires récupérés, font également leur apparition partout au Canada. Si vous aimez cuisiner avec de nouveaux ingrédients et que vous avez une grande souplesse dans votre planification des repas, ces produits peuvent vous permettre non seulement de faire de belles économies et de varier votre alimentation, mais aussi de veiller à ce que des aliments légèrement abîmés ne finissent pas à la décharge.
Réflexions finales
Au bout du compte, il est primordial de garder à l’esprit que le but n’est pas de tout faire à la perfection. Il s’agit de faire un peu mieux, un peu plus souvent, d’une manière qui convienne à votre vie.
Il n’est pas nécessaire de tout faire pour changer les choses. Quelques habitudes simples, appliquées au quotidien, peuvent grandement vous aider à faire des économies et à réduire le gaspillage alimentaire.
Et ça, c’est déjà une victoire en soi.
Getty Stewart est conseillère professionnelle en économie domestique et elle partage des conseils et des recettes pour savourer de la nourriture faite maison, locale et de saison, au www.gettystewart.com.


